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HOMÉLIE 27

Sur le saint martyr Léonce

C’est à tous les martyrs qu’il nous faut offrir un hommage exprimé par des paroles, parce qu’ils ont soumis l’esprit charnel à l’intelligence souveraine et raisonnable de l’âme, et que, par la patience dans la souffrance, ils ont montré que la pensée qui est en nous n’est pas asservie, qu’elle est sans maître, et qu’elle ne se laisse pas mener par quelque contrainte. Mais, parmi ces martyrs c’est surtout Léonce qu’il nous faut honorer, lui qui, par le combat qui lui est propre, a rehaussé la gloire de ceux qui ont lutté auparavant dans le combat ; encore maintenant et, pour ainsi dire, à toute heure, il témoigne clairement par des miracles étonnants et par des signes que le Christ, son maître, est le vrai Dieu. Celui-là, en effet, ce lutteur courageux, ou plutôt les cendres de celui-là, nous fournit des preuves évidentes et authentiques de la résurrection, en accordant de nombreux prodiges et des guérisons de tout genre à ceux qui les touchent, mieux, en faisant parvenir, même à ceux qui sont au loin, et qui implorent les supplications du martyr, comme par des rayons, les effets qui lui sont propres, par la grâce de l’Esprit qui y est déposée.

En effet, que le martyre lui-même soit la confirmation et le fondement de l’espérance de la résurrection, le Livre des Actes l’atteste, en s’exprimant ainsi : Et c’est avec une grande force que rendaient témoignage de la résurrection les Apôtres de Notre Seigneur Jésus, et en vérité une grande grâce était sur eux tous (Ac 4, 33). Mais alors, pour les apôtres, c’était encore de leur vivant et quand ils respiraient cet air-ci, qu’ils opéraient des prodiges et qu’ils attestaient la résurrection de l’Emmanuel, laquelle est prémices de la résurrection que nous espérons. Mais, pour la chair de Léonce, c’est après avoir été ensevelie et être retournée à la terre d’où elle avait été prise et même avant de ressusciter et avant de reprendre son âme, qu’elle opère de grandes merveilles ; elle ne permet plus désormais à la chair que (seule) l’espérance lui reste ; car, une espérance qui se voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi espère-t-il encore à son sujet (Rm 8, 24) ? dit l’Apôtre Paul.

Ainsi est-il grand pour quelqu’un de souffrir pour le Christ ; et plus quelqu’un est accablé de tourments nombreux et violents, plus il remplit son propre navire de marchandises qui ont plus de poids que la gloire (humaine). Et de même que, en ce qui concerne les plantes, on peut voir que les branches des arbres fruitiers qui, par les horticulteurs sont introduites comme des pointes (greffées) et placées sous l’écorce d’un arbre, font que le bourgeon qui autrefois était sans fruits donne naissance à des fruits, de la même manière également, les stigmates du Christ produites par les tourments, une fois imprimées sur les corps des martyrs, rendent les ossements desséchés et la cendre morte et stérile capables de produire des fruits de prodiges, de miracles et de guérisons.

C’est par de semblables cicatrices que Léonce, le martyr revêtu du Christ, a orné son corps, elles qui étincelleront sur lui, au jour de la résurrection, avec plus d’éclat encore que les étoiles. C’est d’elles qu’il nous fait éclore également tous ces fruits de guérison — et de semblables ! — en chassant les démons, en remettant à neuf les corps blessés, en supprimant à l’avance les malheurs à venir, en manifestant par des visions et (par) des révélations claires ce qui était inconnu et caché, en prédisant ce qui doit nécessairement avoir lieu, — et par là en se montrant un médecin toujours disponible et gratuit, non seulement des corps, mais aussi des âmes, — en remplissant d’un certain caractère divin ceux qui entrent dans le temple de son oratoire, en touchant leurs esprits et en les faisant vivre de la splendeur de l’amour céleste. Et j’en connais beaucoup parmi les jeunes gens de Béryte amie du rire, étudiants en droit romain, qui sont allés le trouver pour le prier, et qui tout à coup ont rejeté de leur intelligence les taies de leurs pensées mondaines et de leurs préoccupations et qui, comme s’ils l’avaient essuyée et débarrassée de ces (taies), ont été l’objet d’une heureuse transformation et se sont convertis et rangés à une vie d’ascèse et à la vie monastique ; moi-même aussi, je suis l’un d’entre eux, moi qui ai été changé et saisi par les miracles du martyr.

C’est pour cela, ainsi que je l’ai dit à l’instant, qu’il est le médecin et des corps et des âmes, parce que, en vérité, il a été patient dans tous les tourments corporels, sans pouvoir être poussé à bout et que cependant il les a tous regardés comme de peu d’importance, en désirant avec l’élan de son âme recevoir l’épreuve de tourments plus nombreux que ceux-là, lui qui en vérité, —- ainsi que je l’ai entendu dire à l’un de ceux qui avaient vieilli à Tripoli qui racontait ces vieux (souvenirs) et disait de lui qu’il n’avait pas été amené de force au tribunal du juge ni traîné violemment, mais qu’il y était venu de lui-même en quelque sorte volontairement.

Quand il vit en effet que le martyr Publius — qui repose dans son voisinage — était à ce moment-là conduit à la mort, il s’attacha à lui, l’accompagna, lui parla sans crainte, n’ayant en vue que de s’instruire, et peu après il combattait avec lui, luttait avec lui, le surpassait même pour les couronnes, s’avançait avec fougue pour souffrir, de la même manière que ceux qui aiment leur chair s’avancent pour ne pas souffrir ; et en toutes choses il était posé, ferme, immuable, justifiant cette parole divine comme si elle avait été dite à l’avance à son sujet : Le juste est confiant comme le lion (Pr 28, 1). Et peut-être maintenant, après celui-ci, convient-il mieux de dire au sujet de ceux qui sont remplis d’ardeur et qui courent en hâte jusqu’à une hardiesse digne d’éloge : « Le juste est confiant comme Léonce ».

Se trouvant ainsi préparé et étant descendu avec une telle ardeur dans le stade du martyre, ce n’est pas lui qui fut éprouvé par les tourments, mais c’est lui-même qui donna aux tourments mêmes sa propre épreuve, afin qu’ils fussent eux-mêmes éprouvés en lui, parce qu’il se rit de tous, sans être vaincu par la crainte, et parce qu’il montra à ceux qui alors jugeaient d’une manière tyrannique, qu’ils avaient besoin d’autres instruments de tortures ; comme si ceux qu’ils avaient, avaient mérité le reproche d’être vils et facilement méprisables, il tressa la couronne du martyre, en partant vers son Maître, tout resplendissant et exalté par les exploits de son courage.

Et aussitôt, sur le champ, il remporta les prémices des couronnes pour ses travaux ; et c’est par des guérisons nombreuses et diverses qu’il est apparu sauveur et aide pour ceux qui vivent, lui qui semblait être mort ; et il étincelait par les rayons des dons spirituels, et il n’y eut pas besoin d’un orateur pour raconter et répéter son martyre à ceux qui (vinrent) ensuite et pour orner par des paroles et exalter ses actions vertueuses ; mais c’est lui-même qui, par ses prodiges propres, écrit chaque jour sa vie, bien plus, qui fournit prétexte à de nombreuses paroles pour chacun de ceux qui reçoivent son aide, et qui en remontre à tous les orateurs, lorsqu’ils racontent, non pas ce qu’ils ont entendu dire à d’autres, mais ce par quoi par expérience ils ont été réjouis eux-mêmes.

Tel est le médecin, en effet, qu’il fallait en vérité que Dieu suscitât et produisît en public pour ceux qui habitaient au bord de la mer et dans la Phénicie voisine du Liban, afin que par des guérisons magnifiques et par des miracles il arrête la course à l’erreur païenne et au culte des démons, et qu’il les attire tous à lui.

Nombreux vraiment furent ceux qui, courant alors chez le Zeus de Baalbeck afin de recevoir un faux oracle, ou s’étant déjà mis en route pour le retour, après avoir vu, même sans les comprendre, les prodiges du martyr, ayant reçu des révélations divines et connu par-là la vérité, après avoir tourné longuement en dérision la fausseté de l’oracle, laissèrent là le démon de leurs pères. Et beaucoup qui voulaient s’adonner à des unions légitimes, mais qui allaient trouver l’Aphrodite libanaise, amie des mauvais désirs, pour célébrer une fête impure, et non pas celle qui est mystique, et pour inaugurer par la débauche une union chaste, ayant mérité la protection attentive du martyr et une vision nocturne et redoutable, et ayant été frappés du bâton doctrinal de la pureté, après avoir oublié les folies de l’amour, choisirent au lieu de cela pour eux-mêmes l’incorruptibilité et passèrent au grand mystère de la piété (cf Ep 5, 32 ; 1 Tm 3, 16).

Et maintenant le Zeus des habitants de Baalbeck est devenu muet et sans parole, et il est privé de visiteurs, n’induisant plus en erreur que les habitants de Baalbeck, parce qu’ils le veulent (bien) ; et Aphrodite, la déesse de la fornication et de la prostitution, déplore avec larmes la chasteté qui a pris et exercé sa domination sur l’univers, et, à la ressemblance des femmes adultères débauchées qui se tiennent dans une maison de prostitution, elle gémit sur son oisiveté et son inaction. Et c’est à Léonce que toute la terre et la mer envoient des combattants et des disciples de la piété comme à un docteur de la vertu, ainsi que ceux qui veulent prier et montrent de l’empressement pour se rendre Dieu propice, comme à l’ambassadeur qui a beaucoup de pouvoir et jouit d’une grande liberté auprès du Christ ; et, tous, obtenant ce qu’ils demandent, retournent dans leur pays avec joie et enthousiasme.

Pour moi, je suis dans l’admiration pour la façon dont le martyr s’adapte à chacun : à ceux qui sont parfaits et qui ont une parole de sagesse (1 Co 12, 8), ainsi que dit l’Apôtre, comment il leur apparaît d’une manière parfaite, raisonnable et sage, et leur fait savoir ce qui convient ; et à ceux qui ont une parole de science (1 Co 12, 8), de façon savante et comme celui qui révèle des choses ineffables et cachées ; et à ceux qui sont dans la moyenne, de façon moyenne ; et à ceux qui ont des dispositions imparfaites, il condescend et s’amuse avec des prodiges, comme avec de tout petits enfants.

Ainsi l’un des villageois qui habitaient dans les environs, selon l’ancienne coutume païenne, avait promis d’offrir un coq au martyr et se rendait à son oratoire, lorsqu’un soldat le rencontra en chemin : celui-ci lui enleva son coq ; et c’est en pleurant et en gémissant qu’il allait à ce saint temple, afin de se plaindre à lui de ce vol. Puis, étant à l’intérieur, il se lamentait, et reparlait de cette violence. Avant qu’il eut achevé ses paroles, le martyr punissait le ventre gourmand de ce soldat.

En effet, après avoir égorgé ce coq et l’avoir mis dans une marmite, après avoir allumé du feu et l’avoir attisé fortement, croyant que le mets aimé et recherché était cuit, et ayant mis la table, il trouva que la viande de ce coq avait durci et était devenue comme une pierre ; et en effet elle n’était même pas susceptible d’être mise en morceaux avec les mains, à plus forte raison d’être coupée avec les dents. Comment, en effet, ce qui était dur comme pierre ?

Cependant aussitôt le voleur du coq devenait le héraut de ce prodige, et c’est chez lui que passaient les larmes de ce villageois. En effet, après être tombé sur sa face sur le sol du temple, il soupirait amèrement, dévoilait son péché, et demandait à en obtenir le pardon. Voyant cela, celui qui avait été l’objet de l’injustice, debout, se réjouissait que le martyr ait accepté l’iniquité et l’injustice que lui-même avait subie, à la place d’une victime et de toute offrande.

Un autre, qui appartenait à la même condition de villageois, après avoir fait un vœu, avait promis au divin Léonce la première portée de sa vache. Lorsque l’époque de la naissance fut arrivée et que le petit fut sorti au jour, une tentation se présenta au villageois. En effet, quand il vit que le veau qui était né avait une bonne nature, et qu’il était de couleur blanche et de belle allure, qu’il sautait et gambadait sur l’herbe verte des champs et courait avec sa mère, superbe et magnifique avec son large front et son cou agile, que ses cornes commençaient à percer, et que, pour ce qui concerne le joug qui devait lui être imposé, il faisait bien augurer de sa force et de son aptitude naturelle, il fut subjugué à cette vue, et, une fois pris de passion pour cet animal, il en oublia son vœu ; et il se voyait déjà attelant le taureau à une charrue ! 

Mais aussitôt, tout-à-coup, un voile blanc se répandit comme des écailles sur l’œil du veau magnifique et chéri : c’était un rappel pour avertir le villageois. Lorsqu’il se rendit compte de son péché, il traîna le bœuf vers le temple du martyr ; et, dès qu’il se fut avancé devant les portes et qu’il l’eût attaché à l’une des colonnes, aussitôt son œil fut purifié : en effet le voile épais qui se trouvait sur sa pupille, commença à se liquéfier et à sortir goutte à goutte avec des larmes. Et, après que le veau eut été libéré de ses liens, il alla rejoindre les autres bœufs du martyr.

Il possède en effet également des troupeaux de différentes provenances, et une grande richesse découle et provient des prodiges et des guérisons qui sont opérés là, parce que tous les gens aisés rétribuent par beaucoup de dons et d’offrandes le médecin et l’auteur des prodiges. De là, on peut voir, autour du martyrium, la maison d’accueil pour les étrangers, pour les soins donnés aux lépreux et à ceux qui ont d’autres maladies de toute sorte et tout ce qui est utile et bon pour eux.

Il est encore bon pour nous de ne pas passer sous silence cet autre trait. Un pauvre, en effet, qui était pressé et importuné par un prêteur intransigeant pour une somme de six deniers d’or, demandait au martyr dans sa prière de verser cette dette pour lui. Et amicalement (celui-ci) lui révéla de nuit, en se tenant debout près de lui, d’aller à la porte de la ville : aussitôt qu’il verra des hommes du pays apporter au village des jarres de vin, qu’il ramasse à terre une petite pierre et brise la dernière des jarres. Lorsqu’il fut réveillé, il se trouvait perplexe, craignant qu’outre la dette, il aille aussi, du fait de la perte de vin qui allait se produire, être accusé et conduit en prison. Cependant il fit ce qui avait été commandé. Lorsque le vase de vin eut été brisé, le vin se répandit à terre et montra qu’un reptile venimeux était caché auparavant dans cette jarre. Et celui qui supporta cette perte, qui était ainsi pleine de profit et cause de salut, selon le commandement du martyr, mit ces six deniers dans la main qui avait ramassé la pierre et brisé la jarre.

Je n’ai pas dit cela pour autre chose, si ce n’est pour montrer, comme je l’ai dit auparavant, que c’est par des prodiges qui (avaient lieu) au sujet de ces faits de peu d’importance, qu’il fit venir et approcher jusqu’à lui les païens qui habitaient autour de lui et qu’il les éloigna de l’erreur des démons. Car ils étaient bouche-bée en face de ces faits de peu d’importance et visibles, comme de tout petits enfants, alors qu’ils ne faisaient absolument aucun cas de l’avenir et de ce qui est invisible (cf 2 Co 4, 18). C’est pourquoi aussi un des philosophes de chez eux a dit : « Les Grecs sont toujours des enfants, et il n’y a pas de vieillard grec. » C’est pourquoi ils se moquent de nous, eux qui regardent comme une folie la croix du Christ, parce que nous promenons les ossements morts des martyrs, ainsi qu’ils disent eux-mêmes. Et nous, en nous moquant de leur manque d’intelligence, nous allons même jusqu’à nous glorifier de ce dont ils se moquent eux-mêmes sans motif et d’une manière insensée. Et en effet leur action vivifiante et les miracles qui s’opèrent par leur intermédiaire, nous les divulguons et nous les révélons et, ainsi qu’au sujet de gages véritables et sûrs de la résurrection que nous espérons, nous tenons la main ferme, en corrigeant par les faits eux-mêmes le manque de foi de ces gens-là.

C’est avec cette grâce que le familier fidèle du Christ et le soldat valeureux Léonce nous est venu à Daphné, non pas pour accuser Apollon qui y était autrefois honoré et pour le montrer devin menteur — car il a été accusé par un autre, son soldat, je veux dire le saint martyr Babylas, après qu’il a été frappé par la foudre et qu’il a brûlé avec son temple et son idole — mais pour vous venir en aide, parce qu’il est surtout le médecin des âmes. Je sais, en effet, que nos concitoyens courent fréquemment faire une sortie jusqu’à Daphné comme à un lieu de plaisir et d’amusement ; et, parce qu’il veut empêcher à l’avance le dommage qu’il y a là pour les âmes, il a occupé à l’avance l’entrée elle-même comme la porte de ce lieu, lorsqu’il y a fixé ce temple saint.

En effet, tout passant entrera et priera et en viendra au souvenir des souffrances du martyr, et il se oindra avec l’huile sainte de son urne vénérable ; et, après qu’il aura émoussé ainsi les désirs de la chair, c’est avec une pensée chaste et honnête qu’il ira au divertissement, sans aller jusqu’à la fornication, ni vers les chansons honteuses, ni vers les rires obscènes. Et, lorsqu’il se sera rempli d’aliments et de boisson de façon modérée et suffisante et avec (la prière de) bénédiction et se sera délecté plutôt spirituellement, il reviendra chez lui sans être atteint dans son corps ni dans son âme.

Il vous procurera encore un autre avantage important, attendu que c’est sur le sommet même du chemin de Daphné que se trouve le temple du martyr. En effet, des pauvres en grand nombre sont assis en permanence, et ils resteront longtemps et ils vous barreront le chemin et ils ne céderont pas, jusqu’à ce que, eux aussi, aient part à une certaine partie de la δαπάνη, c’est-à-dire de la dépense que vous allez faire. Et quel prix donnerait-on pour nourrir d’abord le Christ, par l’intermédiaire de ceux qui ont faim, au lieu de tout envoyer au ventre toujours insatiable, qu’il soit rempli, ou qu’il ne le soit pas ?

En effet, j’omets de dire que, en faisant cela, la grâce du martyr vous sera octroyée très abondante et très large, à savoir par des signes et par des prodiges et par des miracles ; dans la journée même d’hier, il a débuté pour nous avec ses prodiges propres. Car, alors que, en chemin, sur le char qui portait une portion vénérable de ses ossements qui a été amenée ici, beaucoup jetaient des vêtements de toute sorte, des pains, des anneaux et des colliers, et présentaient de tout petits enfants en demandant qu’ils aient et reçoivent leur part de la bénédiction et de la sainteté du saint et qu’ils le touchent, un des enfants, tombé à terre, se trouva sous les roues de ce char : tout le monde crut qu’il était mort et que ses os avaient été dispersés jusqu’au Schéol (Ps 21, 15), ainsi que dit le psalmiste. Cependant, par les supplications du martyr, alors que c’était sur les deux cuisses de l’enfant qu’avaient passé ces roues que ne peuvent même pas supporter des pierres résistantes et solides, elles n’entamèrent même pas d’un trait la chair si tendre de l’enfant. Rendons grâce pour cela au Christ, au Dieu de l’univers qui nous a donné un tel chef et maître de la ville, et de même encore, un gardien, un médecin et un aide dans nos supplications. À lui soit la louange dans les siècles ! Amen !

 

Fin de l’homélie vingt-septième.

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